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Festival de podcasts : dix émissions incontournables sélectionnées par la rédaction

Musique, économie, voyages… la rédaction partage ses coups de cœur éclectiques à l’occasion de la première édition du Paris Podcast Festival.

LE MONDE |  • Mis à jour le  |

Les podcasts envahissent la scène. Un premier festival de ces contenus audio diffusés sur Internet, avec un succès grandissant, se déroule de vendredi 19 à dimanche 21 octobre, à Paris. Cette première édition du Paris Podcast Festival est organisée à la Gaîté-Lyrique. Au programme : écoutes en avant-première, enregistrements en public, rencontres et ateliers avec des créateurs, tables rondes et conférences.

Un jury professionnel décernera également des prix dans cinq catégories : fiction, documentaire, création sonore et musicale, conversation, francophonie. Enfin, le public désignera son propre lauréat. La rédaction du Monde partage ses coups de cœur éclectiques et forcément subjectifs de podcasts pour toutes les envies.

  • Voyages : « Les Baladeurs »

Par Les Others ; toutes les deux semaines ; durée : 30 minutes ; écouter

Si vous avez des envies d’ailleurs, ce podcast peut être dangereux. C’est plus qu’une invitation au voyage, c’est un départ. On y suit une surfeuse dans les vagues géantes de Nazaré, un photographe animalier sous les aurores boréales du Grand Nord, un cycliste lancé péniblement sur les 1 300 kilomètres de la plus haute route du monde, entre la Chine et le Pakistan… Un concentré d’aventures dépaysantes contées avec talent et passion, où l’on apprend autant pourquoi il est important de savoir faire une bonne mayonnaise que comment dormir au mieux le long d’une paroi glacée à la frontière sino-kirghize. Si, si, ça peut être utile.

  • Témoignages : « PMA hors la loi »

Par France Culture ; six épisodes ; durée : 28 minutes ; écouter

Adila Bennedjaï-Zou, célibataire de 43 ans, n’a pas le droit de concevoir son enfant par procréation médicalement assistée (PMA). Elle va défier la loi. Et raconter son aventure dans un podcast en six épisodes. Elle en fait une sorte de journal intime dans lequel elle raconte son parcours chaotique pour faire un bébé toute seule, en y mêlant les témoignages poignants d’autres femmes et d’autres couples.

  • Jardins : « Bons plants »

Par Binge Audio et Upian ; toutes les deux semaines ; durée : 20 minutes ; écouter

Interroger notre rapport à la nature en ville. C’est le projet du podcast Bons plants, réalisé par le journaliste Thibaut Schepman, qui a lancé au début d’octobre la deuxième saison de ces balades sonores bimensuelles. Dans des épisodes d’une vingtaine de minutes, le journaliste peint le portrait de « gens qui jardinent avec une approche intéressante, un parcours particulier et un sens écologique », confiait-il récemment à Libération. Lors de la première saison, on a ainsi découvert et entendu, les poules de Sonia, les oiseaux de Serge, le microjardin de Joseph… Pour cette nouvelle saison, le projet est aussi de proposer des émissions thématiques, avec une émission de lancement sur le compost en ville, agrémentée de conseils pratiques.

  • Egalité femmes-hommes : « Un podcast à soi »

Par Arte Radio ; onze épisodes ; durée : 50 minutes ; écouter

« Pourquoi êtes-vous devenue féministe ? » C’est avec cette question que la journaliste Charlotte Bienaimé a ouvert ce podcast au titre très « woolfien » il y a déjà un an, afin d’interroger les notions de genre, d’égalité et de féminismes tous les premiers mercredis du mois. En 2017, le premier podcast posait la question du « sexisme ordinaire en milieu tempéré ». Un an et une dizaine d’épisodes plus tard, après la vague salvatrice du mouvement #metoo, la journaliste choisit d’aborder le problème des difficultés de la justice face aux violences faites aux femmes.

  • Nostalgie : « Stockholm Sardou »

Par Stockholm Sardou ; toutes les deux semaines ; durée : 1 h 30 ; écouter

Les Anglo-Saxons ont leurs podcasts sur David Bowie ou Michael Jackson, la France a son podcast d’obsédés de Michel Sardou. Car, qu’ils le veuillent ou non, tous les Français sont des enfants de celui que le duo de présentateurs appelle tendrement « Michel ». Il y a quelque chose d’étrangement obsessionnel, de quasi-dada, à disséquer ainsi l’interminable discographie du chanteur des Lacs du Connemara, mais on aurait tort d’y voir une simple posture ironique, tant Stockholm Sardou déborde d’amour et d’érudition.

  • Récit : « Transfert »

Par Louie Média pour Slate.fr ; toutes les deux semaines ; durée : 30 minutes ; écouter

Il y a forcément eu un moment, dans votre vie, qui a changé votre façon de voir les choses, ou vous-mêmes. Dans chaque épisode de Transfert, une personne vous raconte sans filtre cet événement, anodin ou extraordinaire, souvent passionnant, qui pousse toujours à réfléchir.

  • Musique : « The Undersiders »

Par Engle ; huit épisodes ; durée : 20 minutes ; écouter

Comment les barons de la drogue ont influencé le rap américain dans les années 1980-1990 à Los Angeles, New York, La Nouvelle-Orléans… Huit épisodes de vingt minutes environ, voix un peu caricaturale, mais ambiance Scarface, coke and rap, gros deal, coups bas, meurtres, prison, rédemption. Bref, les cadors du rap actuel (Jay-Z, Eminem, Dr Dre, Suge Knight and Co…) ont tous côtoyé de près ou de loin les gros bonnets de la drogue (Michael Harris aka « Harry O. », Calvin « Klein » Bacote, Kenneth « Supreme » McGriff, etc.).

  • Cultures afro : « Le Tchip »

Par Binge Audio ; toutes les deux semaines ; durée : 45 minutes ; écouter

Afroculture, afroféminisme, appropriation culturelle, vous êtes familiers ? Si oui, ce podcast est pour vous. Si ce n’est pas le cas, ce podcast est aussi pour vous. Mèl, Kévi et François explorent les cultures noires, et c’est passionnant.

  • Actu éco : « Splash »

Par Nouvelles Ecoutes ; toutes les deux semaines ; durée : 25 minutes ; écouter

OK, c’est fait par un prof d’éco. Mais donnez-lui une chance : il explique simplement les questions qu’on se pose tous et auxquelles personne ne répond. Pourquoi le cannabis n’est pas légal ? Les labos pharmaceutiques font-ils de l’argent sur le dos des malades ? Etienne Tabbagh explique.

  • Romance : « L’Amour à Groix »

Par Radio Monobloc ; un épisode ; durée : 32 minutes ; écouter

« Voilà, la petite histoire. » Port-Lay, sur l’île de Groix, au large de Lorient, est connu pour être le plus petit port d’Europe. C’est aussi un endroit un peu magique où, à toutes les époques, des gens qui n’avaient aucune raison de se croiser se sont rencontrés et, parfois, sont tombés amoureux.

C’est ce qui s’est passé pour les parents d’Amélie Perrot, qui revient dans ce podcast du collectif Radio Monobloc sur les lieux auxquels elle doit d’être née. Elle y découvre qu’elle n’est pas la seule personne dont l’existence est intimement liée à celle de ce minuscule port breton.

 

Maryse Condé Wins an Alternative to the Literature Nobel

Maryse Condé Wins an Alternative to the Literature Nobel in a Scandal-Plagued Year

By Annalisa Quinn

Oct. 12, 2018

The Guadeloupean writer Maryse Condé won The New Academy Prize in Literature, a new prize established by a group of over 100 Swedish cultural figures as a substitute for this year’s Nobel in Literature, which was not awarded for the first time since 1949 because of a sexual misconduct scandal.

The New Academy Prize is accompanied by one million kronor, or around $112,000. The Nobel prizewinner would have received nine million kronor from the Swedish Academy, which intends to award the prize next year.

Ms. Condé is the author of “I, Tituba: Black Witch of Salem,” a historical novel about a black woman condemned during the Salem witch trials; “Segu,” set in 18th-century West Africa; “Windward Heights,” a Caribbean reimagining of “Wuthering Heights”; and other emotionally complex novels that reach across history and cultures.

“It is impossible to read her novels and not come away from them with both a sadder and more exhilarating understanding of the human heart, in all its secret intricacies, its contradictions and marvels,” Howard Frank Mosher wrote in his review of “I, Tituba” for The New York Times in 1992.

Born the last of eight children in 1937 in Pointe-à-Pitre, Ms. Condé wanted to be a writer since encountering Emily Brontë’s “Wuthering Heights” as a child.

“I decided that one day I would write a book as powerful and beautiful,” she said in an email. Nonetheless, she did not publish her first novel until she was nearly 40, she said, because, “I didn’t have confidence in myself and did not dare present my writing to the outside world.”

This prize, she wrote, will be “good for my morale.”

The two other finalists were the British fantasy and comic book author Neil Gaiman, and the Vietnamese-Canadian novelist Kim Thuy Ly Thanh, who publishes as Kim Thuy.

The New Academy Prize in Literature differs from the Nobel in several ways: Instead of the Nobel’s cloistered deliberations, the New Academy prize was selected by a mix of librarians, readers and judges. Swedish librarians nominated the first round of contenders, a public poll the next, and the ultimate winner was selected from three finalists by a panel of judges led by the editor Ann Palsson.

A fourth finalist was Haruki Murakami, the only one of the four considered a regular Nobel contender (according to betting websites, at least — official nominations are kept secret for 50 years). Mr. Murakami dropped out, according to the prize’s web page, because he wished “to concentrate on his writing, far from media attention.”

Perhaps in response to the Nobel’s sexual misconduct crisis, a measure of gender equality was built into the process: The top two male writers and top two female authors from the public vote were named finalists.

“This prize to me is so precious because it comes from the movement of citizens,” Ms. Ly Thanh said in a telephone interview on Tuesday, “It’s not a structure, an organization, something that is established. It’s a reaction from the population.” Ms. Ly Thanh said she doubted she would have been nominated for a Nobel Prize.

The New Academy Prize is also distinctive for including popular genre authors: for instance, fantasy novelists such as J.K. Rowling, nominated by librarians in the first round, and Mr. Gaiman are unlikely to ever win the Nobel, which tends toward authors of literary fiction or serious-minded nonfiction.

Mr. Gaiman praised the prize for its “willingness to look at who are the writers who are being read, who are doing quality work, and who, in whatever department they’re in, are changing the world and making people’s lives better.”

He added that Ms. Rowling “has had more impact on more lives, I would suspect, over the last two decades, than pretty much any writer who has won the Nobel Prize for Literature ever.”

The New Academy Prize has received some criticism in Sweden for a perceived lack of seriousness (“The only thing really worse than the old Academy is the new one, consisting of 117 Instagram celebrities with more or less vague connections to the cultural world,” wrote one Swedish columnist.) But the prize’s founder, the journalist Alexandra Pascalidou, told The New York Times in July that she was not hoping to replace the Nobel but push it to be more “contemporary, open to the world, inclusive, transparent.”

Guadeloupe is an administrative department of France, and Ms. Condé’s novels are written in French.

“I belong to a small island with no say on international issues,” Ms. Condé said. “Guadeloupe is mentioned only when there is a hurricane, but I have always been convinced we have a wonderful culture fabricated from various influences: Europeans, Africans, Indians, Chinese. Winning this prize would mean that our voice, the voice of the Guadeloupeans, is starting to be heard. It would be the beginning of a true Guadeloupean identity.”

A version of this article appears in print on , on Page C3 of the New York edition with the headline: Maryse Condé Wins New Academy Prize.

Source: https://www.nytimes.com/2018/10/12/books/maryse-conde-alternative-lobel-literature.html 

Un petit oiseau, un petit poisson… (et Jeanne Moreau)

  • … s’aimaient d’amour tendre
  • Mais comment s’y prendre
  • Quand on est dans l’eau?

Jeanne Moreau est morte à l’âge de 89 ans

L’actrice, à la beauté sensuelle et à l’inimitable voix grave, qui a fasciné les plus grands réalisateurs, a été retrouvée morte à son domicile parisien.

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

La comédienne, chanteuse, actrice et réalisatrice Jeanne Moreau est morte lundi 31 juillet à l’âge de 89 ans, a annoncé son agent à l’Agence France-Presse lundi. L’actrice à la beauté sensuelle et à l’inimitable voix grave, qui a fasciné les plus grands réalisateurs au cours d’une carrière de soixante-cinq ans, a été retrouvée morte à son domicile parisien, a précisé Jeanne d’Hauteserre, maire du 8e arrondissement. Elle a été retrouvée par sa femme de ménage tôt lundi matin, selon plusieurs sources.

Née le 23 janvier 1928 à Paris d’un père restaurateur et d’une mère danseuse anglaise, l’inoubliable interprète de la chanson Tourbillon dans Jules et Jim, de François Truffaut, a tourné dans plus de 130 films. Le président Emmanuel Macron a rendu hommage à « une artiste qui incarnait le cinéma dans sa complexité, sa mémoire, son exigence ».

« Il est des personnalités qui à elles seules semblent résumer leur art. Jeanne Moreau fut de celles-ci. (…) Sa force fut de n’être jamais où on l’attendait, sachant s’échapper des catégories où trop vite on aurait voulu la ranger. Telle était sa liberté, constamment revendiquée, mise au service de causes auxquelles elle croyait, en femme de gauche ardente, toujours rebelle à l’ordre établi comme à la routine. »

« Dans une société corsetée, elle aura montré à toute une génération de femmes le chemin de l’émancipation et de l’affranchissement, a rappelé l’ancien ministre de la culture Jack Lang. Envoûtante et inoubliable, Jeanne Moreau nous entraînera toujours dans le tourbillon de la vie pour nous émouvoir et nous émerveiller inlassablement. »

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a rendu hommage à une actrice dont le talent « a marqué la culture européenne » et dont le travail a « toujours reflété les valeurs de l’Union »« Jeanne Moreau a marqué avec son talent la culture européenne et son art continuera à charmer et à enchanter tous les publics bien après sa disparition », a-t-il affirmé dans un communiqué.

Le monde de la culture lui a également rendu hommage. Brigitte Bardot a salué la « personnalité hors du commun » de l’actrice, avec qui elle avait partagé l’affiche dans Viva Maria en 1965. « J’ai beaucoup de chagrin. Jeanne était avant tout une femme belle, intelligente, séduisante, avec une voix et une personnalité hors du commun, qui ont fait d’elle une actrice aux multiples facettes », a-t-elle souligné dans un communiqué.

« Jeanne Moreau a eu une vie extraordinaire. Je crois que tout le monde l’aimait. Je garde le souvenir d’une femme libre, d’une femme très libre (…) », a pour sa part dit l’acteur et réalisateur Jean-Pierre Mocky sur RTL.

Panthéon filmique

Jeanne Moreau passe une partie de son enfance à Vichy, avant de revenir s’établir avec sa famille à Paris, où elle achève ses études secondaires. A l’adolescence, elle se prend de passion pour le théâtre. A 19 ans, après le Conservatoire, elle fait ses débuts à la Comédie-Française, qui représente pour elle « la discipline, l’exactitude ». Un choix que désapprouve son père, qui la jette dehors.

Un antagonisme profond la sépare de son père, « un homme élevé par des parents du XIXe siècle » qui supportait également mal que sa femme lui échappe. « Ça m’a rendue enragée de voir comment une femme pouvait se laisser malmener », confiait-elle. Son goût pour la lecture lui vient de son oncle, « un homme extraverti » qui lui donnait des livres – « ce qui était interdit, j’ai toujours lu en cachette » –, et lui payait des cours de danse. « J’ai découvert la sexualité sur le tard, à travers les livres et parce qu’on a vécu dans un hôtel de passe à Montmartre » à Paris, s’amusait cette grande séductrice.

C’est sur les planches qu’elle fait ses premiers pas – elle jouera dans une soixantaine de pièces tout au long de sa carrière. En 1946, elle rentre comme auditrice au Français. Elle se fait remarquer quelques années plus tard alors qu’elle joue le rôle d’une prostituée dans la pièce d’André Gide Les Caves du Vatican, mise en scène par Jean Meyer en 1950.

Un an plus tôt, elle entame une carrière au cinéma, avec Dernier amour, de Jean Stelli, sorti en 1949. La même année, Jeanne Moreau se marie avec l’acteur et réalisateur Jean-Louis Richard et donne naissance à leur fils, Jérôme, avant de divorcer en 1951. Plus tard, son ex-époux devient le coscénariste attitré de François Truffaut, sous la direction duquel Jeanne Moreau tourneraen 1962, Jules et Jim, l’histoire d’un triangle amoureux tragique. Elle y chante Le Tourbillon de la vie et incarne une amoureuse affranchie, emblématique des héroïnes modernes qu’elle va régulièrement camper pour le cinéma.

Mais c’est avant sa rencontre avec le réalisateur des Quatre cents coups qu’elle joue un rôle décisif pour sa carrière, celui d’une amante complice du meurtre de son mari, dans Ascenseur pour l’échafaud, de Louis Malle, sorti en 1957.

Les années 1960 sont fastes et assoient son statut de star internationale. Elle tourne Le Procès (1962), sous la direction d’Orson Welles, avec qui elle tournera de nombreux films, dont Une histoire immortelle. Fidèle à ses metteurs en scène, à qui elle a apporté sa confiance avant qu’ils n’entrent au panthéon des cinéastes, elle retrouve Louis Malle pour Les Amants (1958), Le Feu follet (1963) et Viva Maria ! (1965). Arborant une chevelure blond platine, elle se transforme pour les besoins du film de Jacques Demy La Baie des Anges (1963), où elle incarne une flambeuse doublée d’une femme fatale.

Tout au long de sa carrière, elle s’entoure des plus grands réalisateurs, comme Buñuel, dans Journal d’une femme de chambre, Antonioni dans La Notte,Losey dans Eva ou, plus tard, Wenders dans Jusqu’au bout du monde. En 1974, elle donne la réplique à Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, dans Les Valseuses, de Bertrand Blier. Le film fait scandale.

Multiples récompenses

Deux ans plus tard, elle passe à la réalisation, avec Lumière, un film sur l’amitié féminine dans lequel elle se met en scène au côté, notamment, de Lucia Bosé, sa partenaire dans Nathalie Granger. Dans ses autres films et documentaires, elle rend hommage aux actrices de son époque.

En 1992, elle reçoit le César de la meilleure actrice pour La vieille qui marchait dans la mer, un film réalisé par Laurent Heynemann. Lauréate du prix d’interprétation féminine 1960 à Cannes pour Moderato cantabile de Peter Brook, elle fut la seule comédienne à avoir présidé deux fois le jury de ce festival, en 1975 et 1995. Elle y a aussi été plusieurs fois maîtresse de cérémonie. En 1998, elle obtient un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, ainsi qu’un César d’honneur en 1995. Plus de dix ans plus tard, elle reçoit un « Super César d’honneur » lors des César 2008.

A la veille de ses 80 ans, elle reconnaissait avoir vécu dans son métier des moments de passion qu’elle n’avait pas vécus dans sa vie. « On dit toujours qu’en vieillissant les gens deviennent plus renfermés sur eux-mêmes, plus durs. Moi, plus le temps passe, plus ma peau devient fine, fine… Je ressens tout, je vois tout », notait-elle avec son phrasé inimitable.

Source: http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/07/31/jeanne-moreau-est-morte-a-l-age-de-89-ans_5166891_3382.html#gvMvSG7f48wyZTUU.99

Listen to Your Elders, petits cons

Following the news from far away can sometimes distort reality. Granted reality can be distorted from any distance; therefore it is our duty to cross-check given facts to hopefully get a better ‘bigger picture’.

When the NYT reported about French youth voting for Le Front National, we must not forget that they actually voted en masse for another candidate (Jean-Luc Mélanchon) who is now out of the game [for actual numbers, look at the second table or see below]. Who will ces jeunes vote for in the second round of the French 2017 presidential election? We will know soon enough.

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In the meantime, à la Georges Brassens, I have an impartial message to that jeunesse: Listen to your elders who, unlike you, have been there and have done a little of that. Here is an article on past résistants and concentration camps survivors who, unsurprisingly, warned us against the party of ‘hate and exclusion’.

Article PDF version: Anciens_resistants_deportes_alertent_contre_extreme_droite (source: Le Monde, 30.04.2017)